
ARTICLE
2 : LE DROIT A LA NON-DISCRIMINATION
Tous les droits énoncés par la Convention doivent
t'être accordés, quelle que soit ton origine ou celle
de tes parents, de même qu'à tous les autres enfants,
filles et garçons. Les États ne doivent pas violer
tes droits et doivent les faire respecter pour tous les enfants.


ARTICLE
3 : LE DROIT AU BIEN-ETRE
1- Toutes les décisions qui te concernent doivent
prendre en compte ton intérêt.
2- L'Etat doit te protéger et assurer ton bien-être
si tes parents ne peuvent le faire.
3- L'Etat est responsable des institutions chargées
de t'aider et de te protéger.


ARTICLE
4 : LE DROIT A L'EXERCICE EFFECTIF DE TES DROITS
L'Etat doit faire le nécessaire pour que tu puisses exercer
tous les droits qui te sont reconnus par cette Convention.


ARTICLE
5 : LE DROIT A ETRE GUIDÉ PAR TES PARENTS
Tes
parents ont le droit et le devoir de te guider dans l'exercice
de tes droits. L'Etat doit faire le nécessaire pour que
ce droit soit respecté.


ARTICLE
6 : LE DROIT A LA VIE ET AU DÉVELOPPEMENT
1- Comme tout enfant, tu as droit à la vie.
2- L'Etat doit assurer ta survie et ton développement.


ARTICLE
7 : LE DROIT A UN NOM ET A UNE NATIONALITÉ
1- Dès ta naissance, tu as droit à un nom
et à une nationalité. Tu as droit de connaître
tes parents et d'être élevé par eux, dans
la mesure du possible.
2- Les États doivent respecter ce droit, même
si l'enfant est apatride.


ARTICLE
8 : LE DROIT A LA PROTECTION DE TON IDENTITÉ
L'Etat
doit t'aider à préserver ou à rétablir
ton identité, ta nationalité, ton nom et tes relations
familiales.


ARTICLE
9 : LE DROIT DE VIVRE AVEC TES PARENTS
1- Tu as le droit de vivre avec tes parents, sauf si cela
est contre ton intérêt (par exemple si tes parents
te maltraitent ou te négligent).
2- Tu as le droit de donner ton avis et de participer à
toute décision concernant une éventuelle séparation
de tes parents. Ceux-ci ont aussi le droit de donner leur avis
et de participer à une telle décision.
3 - Si tu es séparé de tes deux parents,
ou de l'un d'eux, tu as le droit de les ou de le voir régulièrement,
sauf si cela est contraire à ton intérêt.
4 - Tu as le droit de savoir où se trouvent tes
parents, (par exemple, s'ils sont détenus ou exilés)
sauf si cela est contraire à ton intérêt.


ARTICLE
10 : LE DROIT A RETROUVER TA FAMILLE
1- Tu as le droit de quitter un pays et d'entrer dans un
autre pays pour retrouver tes parents. Tes parents ont le même
droit.
2- Si tes parents habitent dans deux pays différents,
tu as le droit d'avoir des contacts réguliers avec chacun
d'eux. Comme tes parents tu as le droit de quitter tout pays et
d'y revenir pour que vous restiez en relation.


ARTICLE
11 : LE DROIT D'ETRE PROTÉGÉ CONTRE TOUTE SORTIE
OU TOUT NON~RETOUR ILLICITE DE TON PAYS
1- Personne ne peut t'enlever de ton pays ou s'opposer
à ton retour dans ton pays.
2- Les États doivent trouver des solutions pour
faire respecter ce droit.


ARTICLE
12 : LE DROIT A LA LIBERTÉ D'OPINION
1- Dès que tu en es capable, tu as le droit de donner
ton avis à propos de tout ce qui te concerne.
2- Les États doivent te garantir ce droit.


ARTICLE
13 : LE DROIT A LA LIBERTÉ D'EXPRESSION
l-Tu as le droit de t'exprimer librement. Tu as le droit
de rechercher, de recevoir et de diffuser des informations.
2- Il y a des limites à ta liberté d'expression
:
- tu dois respecter les droits et la réputation
des autres,
- tu ne peux pas mettre la société
en danger.


ARTICLE
14 : LE DROIT A LA LIBERTÉ DE PENSÉE, DE CONSCIENCE
ET DE RELIGION
l-Tu as droit à la liberté de pensée
et de conscience. Tu peux pratiquer une religion.
2- Tes parents ont le droit et le devoir de te guider dans
l'exercice de ce droit, en fonction de ta maturité.
3- Ta liberté de pratiquer une religion et de manifester
tes convictions ne peut-être limitée que :
- pour assurer le respect des libertés
et des droits des autres,
- pour éviter de mettre la société
en danger.


ARTICLE
15 : LE DROIT A LA LIBERTÉ D'ASSOCIATION
1- Tu as le droit de t'associer à d'autres personnes
et de participer à des réunions.
2- Ta liberté de réunion et d'association
ne peut-être limitée que :
- pour assurer le respect des libertés
et des droits des autres,
- pour éviter de mettre la société
en danger.


ARTICLE
16 : LE DROIT A LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE
1- Personne ne peut, sans fondement légal, intervenir
dans ta vie ou celle de ta famille. Ton domicile, ta correspondance
sont également protégés. Il en est de même
pour ton honneur et ta réputation.
2- La loi doit te protéger sur ces différents
points.


ARTICLE
17 : LE DROIT A L'INFORMATION
Tu
as le droit d'accéder à une information (médias)
diversifiée et objective. Les États encouragent
les médias à diffuser, à ton intention, des
informations utiles au développement de tes connaissances
et à ta compréhension des autres cultures. Ils encouragent
la production de livres pour enfants. Les médias tiendront
compte de ta langue, même si elle est minoritaire. L'Etat
doit te protéger contre les informations et les documents
qui pourraient te nuire.


ARTICLE
18 : LES RESPONSABILITÉS DE TES PARENTS
1- Ce sont tes deux parents qui ont la responsabilité
commune de t'élever et d'assurer ton développement.
2- L'Etat doit aider tes parents ou tes représentants
légaux dans cette mission en créant des institutions
et des services chargés de veiller à ton intérêt
et à ton bien-être.
3- Si tes parents travaillent, I'Etat doit les aider à
assurer cette responsabilité.


ARTICLE
19 : LE DROIT D'ETRE PROTÉGÉ CONTRE LES MAUVAIS
TRAITEMENTS
1- L'Etat doit te protéger contre toutes les formes
de violence et de brutalités physiques ou mentales. Que
tu sois sous la garde de tes parents ou de tout autre personne
à qui tu es confié, I'Etat doit te protéger
contre l'abandon, I'absence de soins, les mauvais traitements,
I'exploitation et la violence sexuelle.
2- L'Etat doit veiller à ce que de telles situations ne
se produisent pas. Il prend les dispositions nécessaires.


ARTICLE
20 : LE DROIT A UNE PROTECTION POUR L'ENFANT PRIVÉ DE SON
MILIEU FAMILIAL
1- Si tu n'as plus de famille ou si le maintien dans ta
famille est contre ton intérêt, I'Etat doit te protéger
et t'aider.
2- L'Etat t'assurera une protection de remplacement.
3- Cette décision doit tenir compte de ton passé
et de ta culture.


ARTICLE
21 : LE DROIT A L'ADOPTION
L'adoption
ne peut être autorisée que dans l'intérêt
de l'enfant. L'Etat doit y veiller.
elle ne peut se faire sans le consentement des personnes qui sont
responsables de l'enfant,
elle peut se faire dans un autre pays, si c'est la meilleure solution
pour l'enfant.
Dans
ce cas :
I'enfant doit bénéficier des mêmes droits
que s'il avait été adopté dans son pays d'origine.
personne ne pourra tirer un profit matériel de cette adoption.
les Etats s'entendront pour que l'adoption se fasse par des autorités
ou organismes compétents.


ARTICLE
22 : LES DROITS DE L'ENFANT RÉFUGIÉ
1- L'enfant a le droit d'être considéré
comme réfugié. Il est protégé par
le droit international, qu'il soit seul, accompagné de
ses parents ou d'autres adultes.
2- Si tu es dans une telle situation, les Etats et les
organisations internationales devront lls devront t'aider à
retrouver tes parents, ta famille, si tu en as été
séparé. si ta famille ne peut être retrouvée,
tu seras protégé et tes droits seront reconnus.


ARTICLE
23 : LES DROITS DE L'ENFANT HANDICAPÉ
1- L'enfant handicapé mentalement ou physiquement
a le droit de mener une vie décente dans la dignité
pour parvenir au maximum d'autonomie. Il doit pouvoir participer
à la vie de la collectivité.
2- Les Etats doivent reconnaître a tous les enfants
handicapes le droit de bénéficier de soins spéciaux.
Si nécessaire, une aide supplémentaire sera accordée
à leurs parents.
3- Cette aide sera autant que possible gratuite, afin d'assurer
à l'enfant handicapé le droit à l'éducation,
à la formation, aux soins de santé, à la
rééducation, à la préparation à
l'emploi, aux loisirs, à l'intégration sociale,
ainsi qu'à l'épanouissement personnel.
4- Les États échangeront toutes les informations
utiles sur l'aide aux enfants handicapés. Les pays en développement
seront particulièrement aidés.


ARTICLE
24 : LE DROIT A LA SANTÉ ET AUX SERVICES MÉDICAUX
1-Tu as le droit de jouir du meilleur état de santé
possible et d'être soigné. Les États s'engagent
à créer les services médicaux nécessaires
pour qu'il en soit ainsi.
2- Les Etats assureront en priorité :
a) la réduction de la mortalité
infantile,
b) le développement des soins essentiels,
c) le développement de la lutte contre
les maladies et la malnutrition et la fourniture d'eau potable,
d) le développement de l'aide aux mamans,
avant et après l'accouchement,
e) le développement de l'information
des adultes et des enfants sur la santé, la nutrition,
l'hygiène, la
prévention des accidents,
f) le développement de la planification
familiale.
3- Les Etats aboliront les pratiques traditionnelles dangereuses
pour la santé des enfants. Les pays en développement
seront particulièrement aidés.


ARTICLE
25 : LE DROIT A LA RÉVISION DE TON PLACEMENT
Les
États te reconnaissent, en cas de placement (et quelle
que soit la raison de ce placement), le droit à un examen
périodique de ta situation.


ARTICLE
26 : LE DROIT A LA SÉCURITÉ SOCIALE
1- Tu as le droit de bénéficier de la Sécurité
sociale. Les Etats doivent te garantir ce droit.
2- Les Etats doivent t'aider en fonction de ta situation
et de celle des personnes qui t'ont en charge.


ARTICLE
27 : LE DROIT A UN NIVEAU DE VIE DÉCENT
1-Tu as droit à un niveau de vie décent pour
assurer normalement ton développement physique, mental,
spirituel, moral et social.
2- Tes parents ou ceux qui t'ont en charge sont responsables
de ton développement.
3- Si nécessaire, les Etats devront aider tes parents
ou les personnes qui t'ont en charge. lls accorderont la priorité
à l'alimentation, à l'habillement et au logement.
4- Les Etats te garantissent le droit de recevoir la pension
alimentaire qui t'est due.
Les Etats s'organiseront pour t'assurer ce droit, où que
tu sois.


ARTICLE
28 : LE DROIT A L'ÉDUCATION
Les
Etats te reconnaissent le droit à l'éducation sur
la base de l'égalité des chances.
Pour
cela :
1- a) tu dois pouvoir bénéficier gratuitement
de l'enseignement primaire.
Cet enseignement est obligatoire,
b) les Etats encouragent l'organisation
d'un enseignement secondaire. Ils le rendent accessible à
tous les enfants. Il doit être gratuit.
Des
aides financières doivent être accordées,
en cas de besoin,
c) l'enseignement supérieur
doit t'être également accessible, en fonction de
tes capacités.
d) tu as le droit à
une orientation scolaire et professionnelle,
e) tout doit être fait
pour t'encourager à fréquenter régulièrement
l'école.
2- Les Etats doivent veiller à ce que les règles
de la vie scolaire respectent ta dignité d'être humain
conformément à cette Convention.
3- Les Etats doivent coopérer pour éliminer
l'ignorance et l'analphabétisme dans le monde et pour faciliter
l'accès aux connaissances scientifiques et techniques ainsi
qu'aux méthodes modernes d'enseignement.
Les pays en développement doivent être particulièrement
aidés.


ARTICLE
29 : LES OBJECTIFS DE TON ÉDUCATION
Ton
éducation doit viser à :
a) assurer l'épanouissement de ta personnalité
et favoriser le développement maximum de tes dons et de
tes aptitudes mentales et physiques,
b) t'inculquer le respect des droits de l'homme et des
libertés fondamentales,
c) t'apprendre à respecter tes parents, ta culture
d'origine et d'adoption, les civilisations différentes
de la tienne,
d) te préparer à assumer tes responsabilités
dans une société libre, dans un esprit de compréhension,
de paix, de tolérance, d'égalité et d'amitié
entre tous,
e) t'inculquer le respect du milieu naturel.


ARTICLE
30 : LES DROITS DES ENFANTS DE MINORITÉS OU DE POPULATIONS
AUTOCHTONES
Si
tu es d'origine autochtone ou si tu appartiens à une minorité
ethnique, religieuse ou linguistique, tu ne peux être privé
du droit d'avoir ta propre vie culturelle, de pratiquer ta religion
- si tu en as une et d'employer la langue de ton groupe avec ceux
qui en font partie.


ARTICLE
31 : LE DROIT AUX LOISIRS
1- Tu as le droit au repos, aux loisirs, au jeu, aux activités
récréatives. Tu as le droit de participer librement
aux activités artistiques et culturelles.
2- Les Etats doivent protéger ce droit. Ils encourageront
toutes les initiatives favorisant le développement de ce
droit, dans des conditions d'égalité.


ARTICLE
32 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE L'EXPLOITATION
1-Tu dois être protégé contre l'exploitation.
Nul ne peut t'obliger à accomplir un travail dangereux
ou nuisant a ton éducation, à ta santé, et
à ton développement. 2- Les Etats prendront toutes
les mesures nécessaires pour te protéger.
a) ils fixeront un âge minimum à
partir duquel tu pourras travailler,
b) ils établiront des règlements
concernant les heures et les conditions de travail,
c) ils puniront ceux qui ne respecteront
pas ces règles.


ARTICLE
33 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE LA DROGUE
Les
Etats doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour
te protéger de toutes les drogues. Ils doivent empêcher
que tu sois utilisé dans la production et le trafic de
la drogue.


ARTICLE
34 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE L'EXPLOITATION SEXUELLE
Les
Etats doivent te protéger contre toutes les formes d'exploitation
ou de violences sexuelles.
Ils doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour
que :
tu ne sois pas incité ou contraint à te livrer à
une activité sexuelle illégale,
tu ne sois pas exploité à des fins de prostitution,
tu ne sois pas exploité dans des productions pornographiques.


ARTICLE
35 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE L'ENLEVEMENT, LA VENTE
Les
Etats doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour
que tu ne puisses pas être enlevé ou vendu. Le commerce
d'enfants est interdit.


ARTlCLE
36 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE LES AUTRES FORMES D'EXPLOITATION
Les
États doivent également te protéger contre
toutes les autres formes possibles d'exploitation.


ARTICLE
37 : LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE LA TORTURE ET LA PRIVATION
DE LIBERTÉ
1- Tu ne peux pas être soumis à la torture
ou à une peine cruelle, dégradante. Tu ne peux pas
être exécuté ou emprisonné à
vie.
2- Tu ne peux pas être arrêté arbitrairement.
Ta détention doit être la dernière solution
possible. EIIe doit être aussi courte que possible.
3- Si tu es privé de ta liberté, tu dois
être traité humainement et avec le respect de ta
dignité d'être humain. Il doit être tenu compte
des besoins de ton âge. Tu seras séparé des
adultes (sauf cas exceptionnel dans ton intérêt).
Tu auras le droit de rester en contact avec ta famille (sauf cas
exceptionnel, dans ton intérêt).
4- Si tu es privé de liberté, tu as droit
à diverses formes d'assistance, tu as le droit de contester
les raisons de ton enfermement devant un tribunal, toutes les
décisions qui concernent ta privation de liberté
doivent se prendre dans les meilleurs délais.


ARTICLE
38 : LE DROIT A LA PROTECTION EN CAS DE CONFLITS ARMES
l- En cas de conflit, les États doivent te protéger
en faisant respecter les règles du droit humanitaire international.
2- Si tu as moins de 15 ans, les Etats doivent éviter
que tu participes directement aux hostilités.
3- Si tu as moins de 15 ans, tu ne peux pas être
enrôlé dans une armée. Si les Etats incorporent
des jeunes de 15 à 18 ans, ils doivent en priorité
enrôler les plus âgés. 4- Si tu es concerné
par un conflit armé, les Etats ont l'obligation de te protéger
et de te soigner.


ARTICLE
39 : LE DROIT A LA READAPTATION ET A LA RÉINSERTION
Si
tu as été victime de négligence, d'exploitation,
de sévices, de tortures ou de toute autre forme de traitements
cruels, les Etats doivent t'aider à te réadapter
et à te réinsérer socialement.


ARTICLE
40 : LES DROITS DES ENFANTS DEVANT LA JUSTICE
1- Si tu es considéré comme suspect, si tu
es accusé ou reconnu coupable d'avoir commis un délit,
tes droits fondamentaux doivent être respectés. Il
doit être tenu compte de ton âge. Tout doit être
fait pour que tu réintègres la société.
2- Pour cela, les Etats devront veiller :
a) à ce que tu ne sois pas accusé
injustement,
b) à ce que tu bénéficies
des garanties suivantes :
- être présumé
innocent jusqu'à preuve du contraire, être informé
rapidement des accusations portées
contre toi, et bénéficier d'une assistance juridique,
- avoir un procès juste et
équitable, qui tienne compte de ton âge, et de ton
intérêt,
- avoir droit à une procédure
qui tienne compte de ton age,
- avoir la possibilité de
faire appel,
- te faire assister si nécessaire
d'un interprète,
- avoir droit au respect de ta vie
privée.
3- Les Etats doivent adopter des lois et des procédures
adaptées à ton âge ; en particulier, ils devront
:
- définir l'age en dessous duquel
on ne pourra pas considérer que tu enfreins la loi,
- prendre des mesures pour s'occuper
de toi, sans devoir passer par la voie de la justice,
en respectant bien sur tous
tes droits.
Les Etats doivent organiser un système d'encadrement et
d'éducation pour t'assurer un traitement convenable en
rapport avec ta situation et l'infraction que tu as commise.


ARTICLE
41 : LE DROIT A LA PROTECTION LA PLUS FAVORABLE
Si
la loi en vigueur dans ton pays t'est plus favorable que le texte
de la présente Convention, c'est elle qui doit t'être
appliquée.


ARTICLE
42 : FAIRE CONNAITRE LA CONVENTION
En
ratifiant cette Convention, la France, comme les autres Etats,
s'est engagée à la faire largement connaître,
par des moyens actifs et appropriés, aux adultes comme
aux enfants.


ARTICLES
43 à 54 : DISPOSITIONS D'APPLICATION
Un Comité international d'experts est mis en place pour
assurer le contrôle de l'application de cette Convention,
Les organes des Nations Unies (UNICEF, UNESCO...) et les associations,
parmi lesquelles le COFRADE, sont invités à veiller
à l'application de la Convention.